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mardi, 07 février 2012

Carnet de pérégrinations de Deux singes en Australie

ENFIN ARRIVES.......


 

 

 

Par Claude Gilois et Ricardo Uztarroz

 

 

      Enfin nous étions arrivés à notre Perth promise, certes avec 24 heures de retard. Mais comme désagrément, il y a pire dans la vie. Il faisait une chaleur torride, à rêver d’icebergs et d’ours blancs. Nous étions le mercredi 15 janvier. Là-haut, dans l’hémisphère nord, on rêvait du contraire, d’être sûrement à notre place… dégoulinant de sueur.

      Juste le temps de louer une voiture et sans nous attarder davantage, nous avons pris la direction du sud, vers Margaret River, distante de 300 km, une des plus jeunes régions viticoles du pays et aussi une des plus prometteuses dont la découverte était l’objet de notre venue aux Antipodes.  Enfin, se dit le fidèle lecteur, les Deux singes vont parler vin. Eh bien, non ! Pour ce faire,  reporte-toi estimé fidèle lecteur à notre chronique sur la site de la Revue du Vin de France.

       D’emblée, disons que les routes australiennes sont parfaites, super bien signalées et surtout les autochtones conduisent prudemment, ils sont très respectueux de l’autre, ce qui aide à une adaptation rapide de la conduite à gauche dont la première des conséquences est de chambouler tous vos réflexes.

        « On the road again », s’est exclamé le Claude tout en faisant le simulacre de gratter une guitare. Donc une fois le cap mis plein sud, c’est simple. Il suffit de tenir le volant d’une main nonchalante car l’autoroute file tout droit devant sans le moindre soupçon de courbe à l’horizon. En comparaison, les routes des Landes font pâle figure. La vitesse est limitée à 110 km/h (bien qu’étant dans l’orbite de la Grande Bretagne, les distances sont mesurées en km et non miles, mais dans la pratique on parle d’heures : d’ici à là, il faut 4 heures, dit-on communément). Le respect de ce plafond de vélocité est un dogme et l’enfreindre vous voue aux gémonies.

        La répétition de panneaux vous mettant en garde contre le surgissement intempestif d’un kangourou devant le capot de votre bagnole roulant à fond vous interpelle, pour parler comme un psychanalyste sevré d’immatures patients tourmentés par leur enfance. Manie d’anglo-saxons toujours obsédés par la prudence, vous mettant en garde en permanence contre tout ce qui peut écourter une vie, nous nous sommes dit.  Pas du tout comme nous l’avons constaté quelques jours plus tard, pas à nos dépens (lecteur fidèle si tu veux savoir ce qu’il est advenu poursuit ta lecture et tu le sauras).

         Margaret River est le nom à la fois d’une région et son de chef-lieu. La première est une péninsule en forme de gueule de requin-marteau, de 110 km de large et de seulement 27 km de profondeur, qui s’avance dans l’Océan indien. Sa côte sauvage est très prisée des surfeurs du monde entier à cause des longs rouleaux. Elle s’est découvert une vocation vinicole il y a à peine 40 ans.

 

Clare et Keith Mugford deux apôtres du terroir.jpg

Clare and Keith Mugford du domaine de Moss Wood dans la Margaret River: deux apôtres du terroir

 

                              PAREIL ABSURDE REGLEMENT

 

          C’est le règne de grands domaines, avec leurs installations à vinification en plein air, comme dans toute l’Australie au demeurant, qui leur donnent des allures de raffineries, avec leurs salles de restaurants dont immanquablement chacun s’est doté qui évoque des cathédrales modernes, de pierres pour faire rustique et de verre pour la touche moderne, aux toits de taule, comme tous les toits du reste du pays, même pas peints le plus souvent. Parmi eux se sont immiscés quelques petits vignerons « à la française », faisant « leur » vin avec passion. C’est le cas de Clare et Keith Mugford dont le domaine Moss Wood ne fait que 7,5 hectares (pour en savoir plus, fidèle lecteur tu sais à quel site te reporter).   

           Quant au chef-lieu, c’est une petite ville touristique au milieu d’une forêts d’eucalyptus, fréquentée presque exclusivement par les gens de Perth. Nous avons logé dans un de ces appartements précisément réservés aux touristes. Pour y accéder, ce ne fut pas une mince affaire.

          Au lieu de mettre un simple digicode pour ouvrir la porte, les Australiens ont inventé une aberration : la boite à clé à code fixée sur le mur à côté de la porte. Pour l’ouvrir, il faut s’y prendre comme avec un cadenas. Il faut composer mécaniquement le code, puis appuyer sur un bouton noir et tirer ensuite le couvercle vers le bas et la clé apparaît. Dans notre candeur, on croyait qu’en appuyant sur le bouton noir, la porte s’ouvrirait. Pour nous cet objet n’était qu’un digicode préhistorique. Nous dûmes appeler à l’aider et nous passâmes pour deux fieffés vieux niais… Pour ce qui n’ont pas compris, il n’y aura pas de schéma… Faut vraiment vivre à l’autre bout du monde pour imaginer un truc pareil.

         Le centre ville se résume à une rue où se succèdent des boutiques de fringues et quelques cafés ou restaurants. Nous avons jeté notre dévolu durant nos trois jours de séjour sur le Wino’s parce que la nourriture est bonne, mais aussi et surtout parce on y propose des vins du monde entier. Un argument qui a fait de nous des inconditionnels.

        Des Français sous cette latitude, ne rechignant pas à remettre ça, c’est plutôt une espèce rare. Dès lors tout le personnel était à notre dévotion, plus particulièrement Silvia et Gina qui avaient tout de suite identifié notre penchant. Une raison amplement suffisante pour être fidèle à un troquet, n’est-ce pas ?

         En revanche, nous avons boycotté son rival, La taverne.  D’abord parce qu’on nous a refusé de nous servir un double gin. Le garçon derrière le bar était tout disposé à nous délivrer deux, trois, quatre, etc… simples mais pas un double parce que le règlement de l’établissement l’interdisait. Quand on pond un règlement de cet acabit, on ne mérite pas notre fréquentation. Ensuite, parce qu’un panneau apposé à l’entrée stipule que l’établissement s’arroge le droit de requérir la carte d’identité de tout individu paraissant âgé de moins de 25 ans dans le seul but de vérifier si celui-ci n’a pas en réalité moins de 18 ans, âge en-dessous duquel il est interdit de servir de l’alcool. Vraiment quand on s’octroie identique absurde prérogative, un établissement mérite encore moins notre fréquentation.

 

                                          DISPARU A JAMAIS

 

         De Margaret river, le samedi, nous avons filé vers Frankland River, au sud-est, distante à vol d’oiseau de peut-être 100 km (nous nous sommes pas donné la peine de vérifier). La aussi, c’est le nom à la fois de la région et de son chef-lieu, situé à 110 km au nord de la ville portuaire d’Albany qui fait face au Pôle sud. Mais voilà, comme l’Australie est un pays, selon ses propres habitants, « down under » (en dessous à l’envers), pour aller au sud, il faut rouler pendant 100 km vers le nord et ce n’est qu’après qu’on peut remettre le cap vers le sud.     

 

 

Camion double citerne transportant 50 000 litres.jpg

Double citernes au départ de la Frankland River pour Perth

            

        A ce stade du récit, il y a le lecteur grincheux qui dit : « Et le pinard dans tout çà ! » Patience, nous lui rétorquons, ça va venir… En attendant, reporte-toi au site que tu sais.

        La Frankland River est le cœur de ce qu’on appelle ici le « Great south ». Celui-ci est aux Aussies (comme s’appellent les Australiens) ce que le « Deap south » aux Américains, une région rurale, isolée, mystérieuse, à l’atmosphère qui évoque les romans de Faulkner. Elle s’est découvert une vocation vinicole en même temps que la Margaret River mais sans rivaliser encore avec cette dernière. La région s’est donné une devise : le pays des vins des bois, car ces derniers prédominent avec les champs à céréales d’un jaune fâné.

Commentaires

Ohhh a "train road ", Combien de roues ??? celui ci ? hips! superbe description
mais vous verrez des routes "no limits" pour pécheurs avertis et sobres !

j'ai hate de lire la suite , les suites ...les images et sans oublier les gouts toujours bien choisis dans les meilleurs crus avec une réaliste retransmissiion des sensations !

ce blog est parfois irrévérencieux mais toujours régérénateur ! mieux qu'un
world-band receivers écho reverb viticole . Ce blog : Un réel spot de Surf sur vignobles sublimés .Claude et Ricardo Les surfers sur les vignobles de talents!

Encore

CORdialement

ALphonse

Écrit par : Alphonse | vendredi, 10 février 2012

Je viens de consulter ce post d’abord bravo pour les informations. Je m’offre la liberté de poster ce post. Je repasserai vous lire messages avec grand plaisir sur votre blog et je l’ajoute à mes bookmarks.

Écrit par : mutuelle | jeudi, 23 février 2012

C'est un bel post de votrre blog. J'ai beaucoup apprécié. Je l'ai répandu sur nos profils sociaux

Écrit par : mutuelle opticien lunette | vendredi, 09 mars 2012

Merci J’ai pris plaisir à consulter votre billet je m’offre la liberté de faire un lien sur mon site car cela fait un certain temps que je cherchais un article sur ce thème.

Écrit par : mutuelle animaux | lundi, 16 avril 2012

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Écrit par : assurance voiture | mercredi, 29 août 2012

c'est clairement un web site merveilleux. En conséquence j'envoie sur facebook cette actualite

Écrit par : assurance automobile | mercredi, 29 août 2012

Les commentaires sont fermés.

 
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