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dimanche, 04 janvier 2015

ON N’ARRETE PAS LE PROGRES (3° et dernier épisode…. Jusqu’au prochain)

 

ALAIN PASSART : UNE BLAGUE OU UN TRAIT DE GENIE

QUAND EN TERRE D’ISLAM CA PICOLE, CA PICOLE PLUS QU’AILLEURS

LE CYRANO : UN VIGOUREUX CENTRENAIRE

FORMULE 1 : PERMIS OBLIGATOIRE

 Par Ricardo Uztarroz  

 

Parcourir la presse quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, radio, télé, électronique, vaut tous les romans, tous les poèmes, tous les films, toutes les pièces, tellement elle recèle quelques perles qui font notre joie et nous laissent souvent incrédules. « Pas possible, pas vrai, j’y crois pas » : combien de fois ne nous sommes nous pas fait cette remarque qui atteste que malgré les boutanches que nous avons ingurgitées, nous avons encore la faculté de nous étonner. Comme quoi le cerveau des deux singes en hiver est encore vert.

 

NI POULET, NI CANARD, LES DEUX MON GOINFRE

 

Notre très cher et estimé (on s’arrête là car d’aucuns pourraient penser à juste raison que c’est de la flatterie intéressée), Alain Passart, chef de l’Arpège triple étoilé, le Mozart des légumes (pourquoi serait-on avare en éloges), tient une rubrique dans « lepoint.fr », intitulée Le bonheur est dans le jardin. Nous vous la recommandons.

 Pour Noël, il a proposé dans une courte séquence vidéo une étrange recette qui nous laisse perplexes, surtout qu’une pointe de malice pétille (d’accord ça fait cliché mais c’est vrai alors pourquoi se creuser les méninges) dans son regard quand il l’expose face à la caméra.

Elle s’appelle corps à corps haute couture de poulet et canard. Déjà ça fleure le poème plutôt que le mets. Elle consiste à accoupler une demi-carcasse de poulet avec une autre de canard en les cousant à grands points de fil blanc et noir. Jointes de la sorte, vous les recouvrez de sel gris de Guérande, vous mettez au four pendant 40 mm, puis vous laissez hors du four cuire encore pendant 40 autres minutes grâce à la chaleur conservée dans le sel. Quand la carapace saline se défait d’elle-même, c’est le moment de servir.

« A chaque bouchée de poulet, vous aurez la saveur du canard, et, à chaque bouchée de canard, vous aurez la saveur du poulet », dit-il en conclusion.

Dis, Alain, d’accord, sous la dent, la texture de la chair de ces volailles n’est pas la même. Pourquoi veux-tu donner à l’une la saveur de l’autre. C’est une blague… ou alors un trait de génie culinaire comme tu en as souvent. Dis-nous la vérité. Et invite-nous pour tester.  On est curieux. On en meurt d’envie. L’autre Singe en hiver, celui qui a ses habitudes à l’Arpège, amènera les flacons. On voit bien avec ça un malbec argentin ou un carménère chilien.

Au fait, toi l’apôtre des légumes, lequel peut accompagner ce plat bâtard dont la principale difficulté pour le cuistot néophyte sera la réalisation du point de couture, ni trop serré, ni trop lâche, dis-tu ? Tu as oublié de le préciser. Si nous nous permettons de te suggérer un vin, en revanche, question légume, c’est ton affaire. C’est toi le chef, pas nous.

 

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Alain Passard: l'artiste 

CHEZ LES  MUSULMANS, ON A LA DESCENTE RAIDE

 

Tout le monde pense que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), c’est un truc sérieux, austère donc ennuyeux, qui ne produit que des rapports qui vous foutent la trouille puisqu’il n’y est question que de mortalité, d’épidémie, de pandémie et quelques autres avanies qui hypothèquent l’espoir d’être éternel sur cette planète. Or il lui arrive d’être parfois facétieuse, bien sûr à son insu, mais chacun sait que le meilleur humour c’est toujours celui qui est involontaire. Voir quelqu’un simuler une chute, on exquise un sourire condescendant. Mais voir cette même personne, surtout si c’est votre patron ou un de vos chefs qui ne se prend pas pour une merde, se la rétamer involontairement devant tout le personnel rassemblé, alors là oui c’est la franche rigolade. Donc c’est un peu ce qui est arrivé à l’OMS (toutes proportions gardées) sur la consommation d’alcool à l’échelle mondiale que Le Monde a publié dans sa rubrique Décryptage et sous le titre : « Comment la population mondiale boit-elle l’alcool ? »

On apprend que 48% des êtres humains sont abstinents. Normal puisque ce pourcentage doit correspondre à celui de la population enfantine et adolescente. Le rapport confirme aussi que les pays gros picoleurs par tête sont la Russie, largement devant un peloton formé par le Canada, l’Australie, les pays européens et scandinaves, quelques africains et parmi les attardés on trouve la Chine. Mais celle-ci semble en mesure de faire son retard puisque la progression annuelle de la consommation est de 1,5l d’alcool pur par an.

Mais là où ça devient marrant c’est quand on ramène les chiffres à la consommation individuelle des buveurs. Pour être considéré comme buveurs, il faut s’envoyer 6 verres par jour de vin, bière ou spiritueux.

Vient en tête le Tchadien avec 33,9 litres annuels d’alcool pur. Dans les faits, il picole surtout de la bière. L’autre gros buveur de chopes, c’est l’Allemand mais avec ses 14,9 litres équivalent alcool pur, il fait triste figure. Le Français qui demeure le plus gros consommateur de vin du monde (40 litres per capita) se retrouve avec 12,9 litres d’alcool pur dans les limbes de ce classement. Le Russe, lui, avec 22,3 litres arrive loin derrière l’Indien le discret Indien qui, mine de rien, s’envoie chaque année ses 28,3 litres.

Mais là où ca devient désopilant, c’est quand on apprend que derrière le Tchadien, le roi de la picole, le champion de la descente sans parachute, celui qui a la pente la plus raide, c’est aux Emirats arabes unis (EAU), territoire musulman, qu’il se cache. En cette terre d’islam, le buveur ingurgite pas moins 32,8 litres de brutal certifié conforme, soit près de trois fois plus que le Français.

Mon fils Gorka, qui a oublié d’être aussi borné que son paternel, fit remarquer que dans les Emirats vit une très forte proportion d’étrangers pas forcément adeptes de l’islam. Certes, le picoleur émirati n’est pas forcément un fidèle de Mahomet (le Coran autorise la consommation d’alcool quand il n’y a rien d’autre à boire et qu’on meurt de soif). Il est vrai qu’il fait bougrement chaud sur le littoral du Golfe persique et qu’on a sans arrêt la pépie. Un petit demi suivi d’un bon gros whisky c’est la panacée contre la soif, surtout s’il y a de la musique et des belles femmes légèrement vêtues.

Ce rapport révèle en outre que l’alcool le plus consommé au monde ce sont les spiritueux (57% de la consommation totale), suivis de la bière (34,8%), et le dernier est le vin (8%) ce qui lui donne une ample marge de progression. Franchement, quand on est à la terrasse d’un hôtel d’un Emirat, qu’on a les flots bleus pour tout horizon, qu’il est 10h du matin, en compagnie charmante, quoi de plus agréable qu’une bonne boutanche de blanc sec bien frais avec son petit-déj. Oui, dîtes….

islam et alool.jpg

Une autre conception de l'islam

LE CENTENAIRE DU CYRANO: un rade de 100 ans toujours dans son jus. 

 

Pas de long laïus, juste une recommandation. Si vous passez par Paris, faîtes une petite escale au Cyrano. C’est un troquet, rue Biot dans le 17°, mitoyen du théâtre l’Européen, jouxtant la tumultueuse place de Clichy. Toute la décoration est à la gloire du personnage d’Edmond Rostand et à la tirade sur l’appendice nasal. Il est fréquenté par une faune cosmopolite, d’artistes, de théâtreux, de glandeurs et parmi lesquels les Deux singes en hiver qui sévissent ici. Le Cyrano a une grande gamme de merveilleux rhums et une belle palette de rhums arrangés.

Les 26,27,28, il a fêté ses cent ans. On ne peut pas dire plus car ce serait une auto-atteinte à la vie privée de l’auteur de ces lignes et s’il en dit plus il serait dans l’obligation d’engager une procédure contre lui-même afin de laver son honneur. Un trio de jazz a donné le tempo jusqu’à la fermeture, 2h du mat. C’était plein de jolies femmes. Et plus les tournées se multipliaient, la vache qu’elles étaient jolies les femmes.

Donc pour sceller, cet événement, nous joignons une photo attestant que Gaëlle, la serveuse dans sa magnifique robe verte à côté de l’auteur, était splendide. Allez le constater de visu.  

 

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Ricardo Uztarroz... l'oeil vif quand il s'agit de rhum et de femme

Au premier plan: le tôlier

 PILOTES DE F1 GARE A VOS POINTS

 

Là, ça été la stupéfaction totale. A la mi-décembre le congrès mondial de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) – oui, contrairement aux apparences c’est bien une organisation démocratique – a pris une décision historique. A partir du 15 mars prochain, à l’occasion du grand prix d’Australie, tous les pilotes devront être détenteurs d’un permis de conduire.

 Ainsi, jusqu’à maintenant, on pouvait prendre le départ par exemple de l’ historique grand prix de Monaco (qui demeure le plus prestigieux mais aussi le plus ennuyeux) sans savoir conduire. Le permis de conduire est l’unique document, dans le monde entier qui atteste que vous savez manier un volant. Or, pour être pilote de F1, pas besoin de le posséder, il suffisait de décrocher la « super licence » et pour la décrocher, il suffisait qu’un copain propriétaire d’un bolide vous le prêtât et que vous parcourussiez 300 km sur un circuit sans vous foutre en vrac.

Du coup, on comprend pourquoi souvent à peine le départ donné, c’est le grand carambolage au premier virage, que ça se chevauche, pourquoi ça se double en pleine épingle, que ça s’accroche en pleine ligne droite, qu’on dépasse en passant par la droite, pourquoi il n’y a pas de clignotants – parce qu’un conducteur de formule Un ne sait pas à quoi ça sert puisqu’on  ne lui a pas appris -, pourquoi ils sont reliés par radio à leur stand, parce que c’est pour les guider, leur dire ce qu’ils doivent faire, quand il faut tourner le volant, rétrograder, accélérer.

La résolution adoptée ne précise pas si désormais nos vaillants pilotes s’exposent à chacune de ces fautes à se voir retirer quelques points, et du coup à ne pas pouvoir terminer la saison puisqu’on leur aura retiré le permis.

En fait, cette mesure n’est que de circonstance. Elle visait à empêcher un jeune pilote néerlandais de 17 ans Max Verstappen, fils de l’ancien pilote Jos Verstappen, embauché par l’écurie Toro Rosso, filiale de Red Bull, cette boisson que nous n’avons jamais bue et que nous ne boirons certainement jamais, ne participe à la prochaine saison. N’eut-il pas été plus simple de fixer l’âge minimum pour prendre un volant de F1 à 18 ans ? L’obligation du permis de conduire peut être facilement détournée puisqu’il y a des pays qui l’octroient à partir de 16 ans si on allonge quelques billets verts.

A l’occasion, on apprit que le mythique Juan Manuel Fangio, cinq fois champion du monde, a passé son permis trois ans après s’être retiré des circuits.  En revanche, il n’est pas précisé combien de pilotes en activité seraient dépourvus du désormais impérieux sésame. Vous voyez l’un d’eux débarquer à une auto-école. « C’est pourquoi Monsieur ? C’est pour passer mon permis » ( ????!!!!)

Nous profitons de l’aubaine pour rappeler à tous les champions du volant que l’alcool fait toujours partie dans le sport automobile des produits dopants. Il est évident qu’un pilote complètement bourré écraserait tous ses rivaux, foncerait droit devant lui et franchirait la ligne d’arrivée longtemps avant que les quelques concurrents qui auraient survécu la franchissent à leur tour complètement groggys.

Bon, comme toute fable exige une morale, voici la nôtre : nous suggérons l’instauration d’un permis de conduite (bonne) pour tout dirigeant, qu’il soit sportif, politique, d’entreprise, d’association, etc…

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 A très bientôt à tous, si cette chronique ne vous gave pas.

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