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mardi, 01 mars 2016

CEPAGES INTERNATIONAUX (PARTIE 1 DE 2)

PEUT-ON FAIRE DES GRANDS VINS SANS LES CEPAGES INTERNATIONAUX ?


Claude Gilois

 

Il n’existe pas de définition précise de ce groupe de cépages, dits internationaux. On aurait pu penser que son existence se baserait sur les cépages les plus plantés dans le monde et/ou sur les cépages français car la France possède une antériorité dans l’adéquation cépages, terroirs, climats incontestée depuis plusieurs siècles. Une étude de deux économistes de l’université d’Adelaïde en Australie[i], qui porte sur les vignobles de 44 pays réunissant plus de 500 régions viticoles et qui couvre, d’après les auteurs, 99 % des surfaces viticoles du monde, a recensé 1271 cépages. L’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin) en comptabilise environ 6000. Jancis Robinson, la grande spécialiste des cépages en recense 1340. Les conclusions de leur étude présentées ci-dessous peuvent apparaître au premier abord surprenantes :

 

Le palmarès des cépages les plus plantés est le suivant :

 

1 – Cabernet sauvignon : 290 091 ha (+31 % par rapport à l’an 2000), soit 6.3 % du vignoble mondial.

2 – Merlot : 267 169 ha (+26 %), soit 6 % du vignoble mondial.

3 – Airen : 252 364 ha (-35 %), soit 5 % du vignoble mondial.

4 – Tempranillo : 232 561 ha (+150 %), soit 5 % du vignoble mondial.

5 – Chardonnay :198 793 ha (+37 %), soit 4 % du vignoble mondial.

6 – Syrah :185 568 ha (+83 %), soit 4 % du vignoble mondial.

7 – Grenache noir : 184 735 ha (-14 %), soit 4 % du vignoble mondial.

8 – Sauvignon blanc : 110 138 ha (+70 %), soit 2 % du vignoble mondial.

9 – Trebbiano toscano blanc : 109 772 ha (-20 %), soit 2 % du vignoble mondial.

10 – Pinot noir : 86 662 ha (+45 %), soit 2 % du vignoble mondial.

 

On peut être surpris de voir l’airen et le trebbianno toscano blanc (appelé en France Ugni Blanc) dans la liste des cépages les plus plantés mais ce sont principalement des cépages de distillation qui servent à faire le brandy et le cognac. Si l’on élimine de cette liste  ces deux cépages de distillation et si l’on inclut les deux arrivés en 11e et 12e position, le mazuello (carignan) et le bobal, on obtient une meilleure image de la distribution quantitative mondiale des cépages

 

On s’aperçoit que la définition de cépages internationaux ne correspond pas entièrement ni aux cépages français même s’ils y sont majoritairement présents ni aux cépages les plus plantés au monde. Le tempranillo et le bobal sont quasi exclusivement plantés en Espagne et aucun de ces deux cépages n’a produit de grands vins en dehors de ce pays. Le Mazuello (carignan) est aussi présent en France mais en diminution constante. On ne peut donc pour l’instant pas les considérer comme des cépages internationaux.

 

In fine, la définition de cépages internationaux pourrait donc se résumer un groupe de sept cépages (cabernet sauvignon, merlot, syrah, pinot noir, grenache chardonnay, sauvignon blanc) choisis par les pays du Nouveau Monde pour développer leur viticulture et qui constituent 28 % de l’encépagement mondial.

 

Mais un spectre hante le monde : le spectre du cépage autochtone. Toutes les puissances du monde se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre: des grands critiques viticoles aux œnologues réputés en passant les instituts officiels, sans oublier les investisseurs plus intéressés par la rentabilité que par le vin…alors les cépages autochtones doivent disparaître au profit des cépages nobles ou, au mieux, doivent faire partie d’un assemblage à base de cépages internationaux. Les critiques en parlent peu ou pas, Les œnologues l’ignorent, l’INAO encouragent l’arrachage des cépages particulièrement bien adaptés aux terroirs comme le carignan en Languedoc pour le remplacer par de la syrah beaucoup moins adaptée mais commercialement plus facile à vendre. Les investisseurs développent des vignobles à base de cépages internationaux alors qu’il existe des cépages autochtones, souvent des vieilles vignes, beaucoup plus adaptés au terroir local. Le region de Penedès en Espagne en est un exemple extreme. Comme souvent, c’est une poignée de vignerons, souvent visionnaires à qui il revient de sauver le patrimoine en danger.

 

Quels sont donc les cépages en dehors des sept stars citées qui ont la capacité de produire des grands vins ? En voici quelques exemples et la liste est loin d’être exhaustive.

LES CEPAGES ROUGES

 

NEBIOLO

 

A tout seigneur tout honneur, le nebiolo est un des grands cépages du monde et qui s’exprime majestueusement sur les terroirs de Barolo et de Barbaresco dans le Piémont au nord de Italie. On le trouve aussi sur les collines de Langue et sur les terroirs plus sableux de Roero (commercialisé sous le nom de Roero ou Nebiolo d’Alba) où il exprime toute sa grâce et sa finesse plus rapidement que sur les terroirs de Barolo et Barbaresco. L’encépagement ne couvre pas plus de 200 hectares. Connu depuis le 14e siècle sous le nom de nubiola , ce n’est qu’au 19e qu’il va acquérir ses lettres de noblesse avant d’atteindre des sommets dans les années 1980-1990. La définition des terroirs de Barolo et de Barbaresco est au moins aussi précise que celle des terroirs de Bourgogne et aussi complexe à comprendre. Les producteurs italiens  désignent souvent leur vin comme le pinot noir de l’Italie et quand on goûte le vin de ce cépage on comprend pourquoi. Il partage aussi d’autres caractéristiques avec le pinot en particulier son instabilité génétique et sa capacité à produire des sous- variétés.

On distingue toujours trois styles de nebiolo bien que les différences se soient un peu estompées ces 15 dernières années, les bodybuildés avec une forte proportion de barriques neuves comme chez Conterno, Scavino, Conterno Fantino ou La Spinetta, distingués, raffinés et austères en début de vie comme chez Gaja, Sandrone, Sottimano ou Voerzio qui utilisent un mélange de barrique et de foudres de Slovaquie (botti di rovere) , ou très pure comme chez les  traditionalistes qui n’utilisent pas de barrique: Roagna, Rinaldi, Mascarello ou autres Cappellano dont les vins demandent une grande garde avant de s’épanouir mais qui sont sans doute d’une beauté incomparable quand ils arrivent à maturité.

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Angelo Gaja et sa fille Gaia Gaja

 

SANGIOVESE ET SES VARIANTES

 

C’est le cépage le plus rependu en Italie avec 100,000 hectares où il règne en maitre et il donne ses meilleurs résultats en Toscane dans les régions de Brunello, Chianti, Montepulciano et Morellino di Scansano. C’est dans la région de Brunello que le sangiovese aussi appelé brunello donne ses meilleurs résultats avec des vins d’une grande densité aromatique et à la trame tannique intense mais d’une grande finesse. Contrairement aux autres grandes régions d’Italie qui ont parfois plusieurs millénaires d’antériorité, la région de Brunello ne vit le jour que grâce à un seul vigneron, Ferruccio Biondi-Santi qui en 1870 planta ce clone de sangiovese près de la ville de Brunello. Et quand on découvrit que la région pouvait faire d’aussi grands vins alors ce fut  un peu comme la ruée vers l’or et beaucoup trop de vignes furent plantées sur des terroirs inadaptés qui produisaient des vins qui n’avaient  pas  le parfum et la structure des grands Brunello.  Cela allait amener en 2008 un des plus gros scandales de l’histoire du vin appelé aussi ‘brunellogate’ car aussi bien le Brunello que le Rosso doivent être faits uniquement à partir du cépage brunello mais certains domaines et non des moindres commencèrent à ajouter des cépages autres, principalement venus dus sud de l’Italie mais aussi du cabernet sauvignon et du merlot. Le scandale éclata en avril 2008, la totalité de la production de plusieurs grands domaines (une vingtaine au moins, y compris Argiano et Banfi) fut saisie soit la bagatelle de 6,32 millions de litres. L’affaire se solda par une pirouette dont l’Italie à le secret. Certains domaines représentant 20% de la production saisie furent autorisés à vendre leur Brunello sous la classification Toscan Rosso IGT. Les autres durent attendre le procès.

Les meilleurs producteurs de brunello sont Biondi-Santi pour leur finesse de grain et leur longévité, Giani BrunellI qui possède de très beaux et vignobles et dont les brunello ordinaires sont souvent au niveau des riserva. Gaja, pour la rigueur et la précision en particulier avec le Sugarille sur sa propriété de Santa Restituta, les deux frères ultra- modernistes de Siro Pacenti et les traditionalistes chez Cupano. Poggio di Sotto and Cerbaiona sous oublier l’iconoclaste Soldera.

Les producteurs de Chianti ont beaucoup investi pour restructurer leurs vignobles et redresser l’image négative créée par le déversement sur les marché internationnaux de millions d’infâmes bouteilles enrobées de paille qui n’avait d’équivalent que leur contenu pour rivaliser dans le mauvais goût. J’aime les producteurs de Chianti traditionnel qui font des 100% sangiovese comme chez Castello di Ama qui, avec l’élévation de ses vignobles produit de vins de grande élégance mais aussi de grande structure.  Les Chianti de Fontodi sont aussi superbes. Quand à Giuseppe Mazzocolin ,il a eu le génie de faire un assemblage de ses vignobles de Chianti Classico avec ceux de Chianti Colli Senesi. Au Chianti Classico la structure et à Senesi , la volupté… Génial. Quant à L’appellation Vino Nobile de Montepulciano, si elle n’a pas encore la réputation des deux autres, elle produit des vins de grande qualité surtout aux domaines de Poliziano et d’ Avignonesi.

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ALICANTE-BOUSCHET

Au risque d’essuyer les pires critiques de la part des de mes confrères, je suis convaincu que l’on peut faire des grands vins avec l’Alicante-Bouschet. Certes, l’Alicante-Bouschet en France est en voie de disparition (on en recensait 12,000 hectares en 1994..beaucoup moins aujourd'hui) car il n’a été retenu dans aucune appellation française. C’est un cépage que l’on décrit comme un cépage teinturier qui apporte beaucoup de couleur car la pulpe et la peau sont pigmentées. C’est dans l’ Alentejo au sud du Portugal entre Lisbonne et l’Algarve qu’il donne ses meilleurs résultats. C’est au domaine de Herdade  do Muchão et d’Adega da Cartuxa que l’on trouve les plus grands vins d’Alicante Bouschet parfois assemblés avec un peu de trincadeira, aragonez (tempranillo), alfrocheiro et castelão. Les vins sont couleur d’encre, tanniques, profonds et de très longue garde. Les meilleurs exemples sont le Muchāo et le Caturza reserve des domaines éponymes.

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Herdade do Muchão

 

LE SAGRANTINO DI MONTEFALCO

C’est un cépage qui a bien failli disparaître  dans les années 1970. Il n’en restait plus qu’une quinzaine d’hectares et le vin était consommé comme un vin de fête, vinifié en liquoreux après un passerillage des grappes. Pourtant, on retrouve des écrits qui mentionnent ce cépage au xvi siècle et Pline l’ancien y faisait même référence au 1ier siècle.   On doit beaucoup au domaine Arnaldo Caprai et à un journaliste du Canbero Rosso, Gianni Fabrizio, d’avoir relancé l’appellation avec des vins secs fin des années 1970. C’est un vin rouge fait à partir de 100% de Sagrantino di Montefalco et uniquement produit dans la province du Pérouse en Ombrie. La DOCG Montefalco Sagrantino secco a été attribuée en 1979 aux vins produits uniquement dans la commune de Montefalco. C’est l’un des cépages au monde qui possède la plus grande quantité de polyphénols. En 2000, on comptait 120 hectares de vignes de ce cépage alors qu’aujourd’hui sa superficie s’étire sur 660 hectares. Le plus bel exemple de vin de ce cépage est le Montefalco Sagrantino « 25 Anni » élaboré par le domaine d’Arnaldo Caprai

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LE TEROLDEGO ROTALIANO

C’est un cépage que l’ont trouve quasi uniquement dans la région de Trentin, Haut-Adige dans le nord de l’Italie à une vingtaine de kilomètres du Lac de Garde dans le Campo Rotaliano, autour des rives du Noce et de l’Adige où les sols granitiques et d’ardoises conviennent parfaitement à ce cépage. La reconnaissance mondiale de la qualité de ce cépage est due essentiellement à Elisabetta Foradori qui, avec sa cuvée Grenato à base de 100% Teroldego, a réussi à le hisser parmi les grands vins de la planète. Des analyses génétiques effectuées San Michele'all'Adige ont montré que ce cépage avait un lien de parenté avec la syrah. En 1971, le Teroldego a même obtenu sa propre DOC : la DOC Teroldego Rotaliano.

 

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Elisabetta Foradori

TEMPRANILLO

C’est le cépage phare de l’Espagne et de ses grandes régions viticoles comme la Rioja et la Ribera del Duero. En Rioja, il est souvent assemblé avec du  grenache noir (environ 15 à 20 %), ainsi qu'avec  du mazuelo - appelé cariñena ailleurs en Espagne et carignan   en France - (généralement aux alentours de 10 %) et du graciano (environ 5 %). Traditionnellement, les grandes bodegas se contentaient d’acheter du raisin et d’assembler les divers lots afin d’effectuer de longs élevages en fût de chêne américain et la qualité dépendant largement de la durée de vieillissement. Ce style traditionnel existe toujours dans des domaines comme la Rioja Alta, CVNE, López de Heredia, Muga, Marqués de Murrieta and Marqués de Riscal.

Puis, dans les 1980, la notion de couleur, sous l’influence des critiques américains, allait devenir de prime importance. La Rioja  s’endormait aussi son succès et pratiquait   souvent des augmentations de prix déraisonnables pour la qualité des vins ce qui éloignait les clients même les plus fidèles.

Une nouvelle génération de domaines et de viticulteurs va voir le jour dans les années 1990 beaucoup plus en phase avec les attentes des consommateurs et/ou les critiques viticoles. Les vins sont plus extraits, élevés en barriques neuves françaises et les grandes cuvées sont élaborées à partir de raisins de sélections parcellaires. Les meilleurs représentants de se style sont aujourd’hui Artati, Finca Allende, Finca Valpiedra, Roda, Raminrez de Ganuza même si ce dernier flirte souvent avec l’excès de bois.

Au même moment où la Rioja faisait sa révolution viticole, le Ribera del Duero allait connaître un succès sans précédent qui la place peut-être aujourd‘hui sur la première marche du podium des régions viticoles espagnoles. Si c’est, bien, sur Vega Sicilia qui allait être le précurseur en établissant un domaine dès 1864, on doit créditer le domaine de Pesquera et on fondateur Alejandro Fernández pour avoir fait connaître cette région au monde des grands amateurs de vin et qui n’obtint sa DO qu’en 1982. Fernandez passionné de tempranillo aussi appelé dans cette région tinto fino ou pays allait éliminer le cabernet sauvignon ainsi que le malbec, le grenache autres cépages autorisés dans cette région. L’arrivée du danois Peter Sisseck et la création de son domaine, Dominio de Pingus allaient consacrer la prééminence du tempranillo sur le cabernet sauvignon même s’il faut ajouter qu’à l’époque Vega Sicilia connaissait des problèmes de qualité et de contamination au TCA. Le succès de cette région allait attirer un nombre important d’investisseurs qui établir des vignobles sur des terroirs peu adaptés à la viticulture si bien que le pire côtoie le meilleur. Les autres grands domaines de la région sont Aalto, Abadía Retuerta, Hacienda del Monasterio, Mauro, Teófilo Reyes, Alonso del Yerro.

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MENCIA

On doit à une personne, Alvaro Palacios (aidé de son neveu Ricardo Perez), la résurgence de ce cépage fin des années 1990. Après avoir redonné ses lettres de noblesse au Priorat avec René Barbier, Alvaro Palacios s’est installé cette région viticole, dont les meilleurs vignobles situés sur des pentes dramatiques étaient à l’abandon. Ce cépage qui couvre  environ 9000 hectares est principalement planté tout au nord de la région de Castilla y Leon à la frontière de la Galice et des Asturies. Ils a longtemps été considéré, fort probablement à tort, comme du cabernet franc et il donne sa plus belle expression autour du village de Curullón à Bierzo où Alavrao Palacios possède ses vignobles. Il est aussi connu sous le nom de Jaen au Portugal. Les vignobles de Bierzo sont sous influence atlantique alors que les autres grandes régions viticoles de Castilla y leon sont sous influence méditerranéenne, ce qui apporte beaucoup de fraicheur et de buvabilité aux vins de Bierzo. Pour découvrir ce cépage, l’idéal est l’entrée de gamme, le Palacios, Petalos de Bierzo (15-20 Euros)   car ensuite on monte vite en gamme et en prix avec le Currullón fait à partir de trois vignobles entre 60 et 100 ans sur coteaux avant de d’arriver sur les crus, Moncerbal, Las Lamas et le sublime Faraona. Prévoir quand même quelques centaines d’euros pour une bouteille de Faraona voire plus pour les derniers millésimes

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Alavro Palacios et Ricardo Perez 

 

PINOTAGE

 

Largement encore méconnu, il n’a été créé qu’en 1925 par un croisement de cinsault et de pinot noir à l’université de Stellenbosch par Abraham Perold et seulement commercialisé en 1953. En 1960, le domaine de Bellevue remporta avec son pinotage le titre de "Best Wine" au "General Smuts Trophy" alors le concours le plus prestigieux pour les vins sud-africains. Ce cépage a ses fans mais aussi ses détracteurs car il est difficile à vinifier et certains des meilleurs viticulteurs comme André Van Rensburgh au domaine de Vergelegen prétentent même qu’il n’a pas sa place en Afrique du Sud. Il a tendance à développer de l’isoamyl acétate qui lui donne des arômes d’acétone similaires à ceux que l’on retrouve dans le vernis  à ongle. Il est aussi très tannique et il faut réduire le temps de macération sur peau sinon il faudra une ou deux décennies avant que les tanins se résorbent et que le vin devienne buvable. Il est parfois aussi vinifié  partiellement ou totalement en macération carbonique pour donner des vins fringants non dénués de qualité et qui peuvent être  consommés plus  tôt. Pourtant, quand on goute certains des vieux pinotages des années 1960 et 1970 et ceux  des meilleurs domaines aujourd'hui, en particulier les pinotages de Kanonkop et de Rijk’s Cellar , force est bien de reconnaître le haut degré de qualité de ce cépage qui est  trop souvent assemblé ces dernières  années avec du merlot et du cabernet sauvignon pour le rendre plus aimable et écouler les invendus. Ces vins sont aujourd’hui regroupé sous la bannière ‘Cape Blends’. Si on devait assembler ce cépage, il serait plus judicieux de la faire avec du cinsault et du grenache que du cabernet sauvignon et du merlot. On n’a pas encore vu le meilleur de ce cépage.

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A SUIVRE: LES CEPAGES BLANCS

 

[i] Kym Anderson et Nanda R. Aryal : Database of Regional National Global Winegrape Bearing Areas by Variety 2000 and 2010 (University of Adelaide’s Wine Economics Research Centre). 2013www.adelaide.edu.au/wine-econ/databases.

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