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jeudi, 11 mai 2017

PINOTAGE:

PINOTAGE : CÉPAGE MINEUR OU CÉPAGE MAJEUR ?

Monocépage ou cépage d’assemblage ?


 

 Claude Gilois

 

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Jamais, sans doute, un cépage n’a eu autant de contempteurs et d’Aficionados que le Pinotage. Encore aujourd’hui, et bientôt une centaine d’années après sa création par l’éminent professeur Perold, un universitaire de Stellebosch, le débat sur pertinence du cépage en Afrique du Sud fait encore rage. Quand Perold croisa des plants de pinot noir avec des plants de cinsault (Hermitage en Afrique du Sud) en 1925 et en planta quelques pieds dans le jardin de sa propre résidence de fonction à Welgevallen, il ne se doutait pas du chemin de croix qu’allait parcourir son cépage pour arriver une centaine d’années plus à un semblant de reconnaissance.

Il semblerait que le professeur, un peu discret comme tous le professeur, oublia ses plants quand, deux ans plus tard, il accepta un poste à la coopérative KWV qui regroupait la majeure partie de domaines viticoles sud-africains. Le logement de fonction resta inoccupé et le jardin en friche. La petite histoire raconte que les  plants furent sauvés in-extremis par le Dr Charlie Niehaus qui, passant à bicyclette devant de jardin de Welgevallen, s’interposa pour éviter l’arrachage. Les plants furent alors transférés dans la pépinière du prof C J. Theron, un collège du professeur Perold où, pendant 7 ans, jusqu’en 1935, ils n’attirèrent aucune attention des académiques jusqu'à ce que Theron les présente au bon vieux Professeur Perold, coutumier régulier d’un retour aux sources sur ses terres universitaires, qui s’enthousiasma et intima que l’on en plante avec la meilleure sélection. Jolie petite histoire aurait pu chanter Jean Louis Aubert en hommage au Pinotage. Mais pour paraphraser les Rita Mitsouko, les histoires d’amour finissent mal en général car ce pauvre cépage allait connaître une déconfiture retentissante quand en 1976, une délégation du prestigieux ‘Institute of Master Of Wine’ le déclara tout simplement indigne de l’Afrique du Sud. ‘Banane, verni à ongle, tôle rouillée, acétone, ‘alcooleux’, dégueulasse’, vitupérèrent   les MWs d’un seul concert. Certes, le vin n’avait pas bon goût mais la décision de l’Institut des ‘Maters of Wine’ d’envoyer une délégation en plein apartheid en Afrique du sud qui avait depuis longtemps été mise au ban de la communauté internationale n’était pas non plus du meilleur goût.

Décryptage : On ne peut pas comprendre cette situation sans quelques rappels de l’histoire viticole et l’histoire tout court de l’Afrique du Sud. En 1918, la coopérative KWV voit le jour et elle regroupera à son apogée plus de 95% des domaines sud-africains. A cette époque, le productivisme est la norme dans presque tous les pays viticoles mais la KWV permettait des rendements qui pouvaient aller jusqu’à 350 hectolitres par hectare. Une paille ! De 1948 à 1991, l’Afrique du Sud tombera sous le joug de l’apartheid et à partir de 1960, elle sera exclue d’à peu près toutes les organisations mondiales et elle vécut alors en quasi-autarcie sans accès au savoir-faire, en particulier Européen, dans le domaine de la viticulture et de la vinification. En fait, la qualité des vins sud-africains était très mauvaise mais il est vrai que celle du Pinotage l’était encore plus compte tenu du manque d’expérience des producteurs avec ce cépage.

On connaît aujourd’hui les composés chimiques responsables de ces déviations que les MWs identifièrent : les acétates, en particulier l’acétate d’isoamyle pour le goût de banane et l’acétate d’éthyle pour le vernis à ongle. Ces esters sont les sous-produits non voulus de la fermentation et se forment par la contamination des moûts par les bactéries acétiques. En fait, ces composés non rien à voir avec le cépage sauf, peut-être, que celui-ci a sans doute tendance à en synthétiser en plus grande quantité quand les moûts sont contaminés par les bactéries acétiques.

Le sort du Pinotage semblait donc scellé et tous ceux qui s’étaient employés à en planter s’empressèrent de l’arracher, à part, comme toujours, quelques visionnaires. Pourtant, les premiers résultats avec le cépage étaient plutôt encourageants. Il était précoce avec des belles concentrations en sucre et la vigne semblait à son aise sur le terroir de Stellenbosch et les premières accolades arrivèrent rapidement en 1959 et 1961 quand les             Pinotages de Bellevue et de Kanonkop gagnèrent le trophée du meilleur vin sud-africain au prestigieux concours du ‘Cape Wine Show’. C’était l’arbre qui cachait la forêt car la majorité des Pinotages comme l’ensemble des vins sud-africains était de piètre qualité. On doit à un domaine, Kanonkop et à un viticulteur, Beyers Truter, d’avoir sauvé ce cépage des poubelles de l’histoire où l ‘avaient condamné les Master of Wine.  En 1991, Beyers Truter de Kanonkop fut élu ‘Viticulteur de l’Année par ‘International Wine and Spirit Association’, le premier Sud africain à réussir cet exploit mais sa nomination avait sans doute plus à voir avec le cabernet sauvignon et l’assemblage Bordelais, Paul Sauer, qui font partie des tous meilleurs vins d’Afrique du Sud.

Une délégation de Masters of Wine revint en Afrique du Sud et sonna un tout autre son de cloche: ‘grand potentiel, un cépage à prendre au sérieux’ s’extasièrent le MWs admiratifs. James Sutcliffe aussi s’enthousiasma pour le cépage en s’exclamant dans la revue ‘The Wine Spectator’ : ‘que se passe-t-il ici, ces vins sont spectaculaires, vraiment spectaculaires’. En 10 ans, le cépage passa de 2% de l’encépagement total à 7%, niveau auquel il stagne depuis 2000.

Au moment où le Pinotage renaissait comme un phénix de ses cendres, une grande partie des viticulteurs décidèrent de l’assembler avec des cépages bordelais pour faire des ‘Cape Blends’ (minimum 30% de Pinotage dans le Blend). On peut comprendre que le Pinotage devienne une composante dans les assemblages mais dans les années 1990 cela s’apparentait plus à une démarche commerciale des producteurs qui leur permettait d’évacuer sans top de dommages des Pinotages de qualité médiocres qu’ils auraient eu du mal à vendre en monocépage tout en donnant aux consommateurs l’impression qu’ils avaient dans leur verre un peu de l’authenticité vitivinicole sud-africaine. Aujourd’hui les ‘Cape Blends’ forment toujours la majorité du Pinotage vendus mais les producteurs historiques de Pinotage ne s’y trompent pas et vendent leurs vins de monophage bien plus chers que leur ‘Cape Blends’. La grande majorité des Pinotages produit en Afrique du Sud finissent en assemblage avec des cépages bordelais et l’on ne compte que deux acteurs majeurs, Kanonkop à Stellebosch , le domaine historique et Rijks Celars in Tulbagh qui depuis dix ans se partagent la première place au concours des Pinotages organisé par ‘Pinotage Association’ et sponsorisé par une grande banque sud-africaine. Le terme association est révélateur en lui-même du piètre statut accordé au cépage en Afrique du Sud et il s’apparente plus à une association de défense qu’à un groupe de promotion même l’Association est très active et elle défend le cépage avec passion. Mais quand des acteurs historiques du Pinotage comme Warwick se désengagent de ce cépage et préfèrent vendre des raisins de vieilles vignes au domaine de Kanonkop, cela en dit long sur leur place que leur accordent la plupart des domaines.

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Pourtant, tous les pays du Nouveau Monde rêvent d’avoir un vin fait à partir d’un cépage autochtone authentiquement national mais l’Afrique du Sud semble être le seul à ignorer l’importance que revêt la nécessité de se distinguer des autres pays par un cépage, un style de vin unique surtout quand on travaille essentiellement les cépages internationaux. L’Argentine a le malbec, la Nouvelle-Zélande le sauvignon blanc, l’Australie le shiraz et le Chili en plante de la carménère à tour de bras depuis qu’en 1991 (la même date où on consacrait Beyers Truter), que l’on a découvert que ce cépage que l’on avait considéré à tort comme du merlot, produit des vins de qualité remarquable. Pourtant, ce n’est pas un cépage facile car juger de la maturité optimum de la  carménère est difficile ; pas assez mûr, le vin est vert et trop mûr, c’est de la confiture. Et entre les deux il existe une fenêtre très étroite pour récolter les raisins à maturité optimale.

Alors qu’a donc ce pauvre cépage pour ne mériter que si peu de considération  quand ce n’est pas tout simplement l’opprobre des vignerons Sud-Africains? Peter Allan Finlayson du domaine de Crystallum à Hemel en Aarde qui produit des vins d’une grande finesse le résume parfaitement : ‘Le cépage produit un vin qui est plus important que la somme de ses composantes, le pinot noir et le cinsault et les vins peuvent très vite devenir indigestes, lourds voire ‘confiturés’.

Pourtant, les deux grands acteurs du Pinotage se trouvent sur deux terroirs différents et cela dit long sur la versatilité du cépage. A Stellensoch il est planté sur des sols de granites détritiques et alluvionnaires. A Tulbagh, plus chaud il réussit très bien sur de l’ardoise et des sols d’origine alluvionnaire.

Une étude de 2005 sur les Pinotages arrivés aux 10 premières positions du concours Absa de l’Association du Pinotage révéla que tous provenaient de vignes âgées entre 30 et 40 ans, taillées en gobelet sans irrigation sur des sols de coteaux avec une bonne rétention d’eau et plantées sur des versants sud-est ou sur des versants à orientation nord avec un bon ensoleillement.

D’une manière générale, le cépage est particulièrement tannique et les extractions doivent être maitrisées et sans excès. Il a besoin d’élevages longs avant sa mise sur le marché. Le bois neuf a tendance à le rendre un peu crémeux sauf sur des vins de vieilles vignes aux petits rendements. On n’a peut-être pas encore vu le meilleur du Pinotage. Pour l’heure, aucun viticulteur n’expérimente avec de la vendange entière pour ‘lifter’ le vin. Aucune expérience d’assemblage avec un cépage blanc, comme cela se fait en Cote Rôtie et qui pourrait l’alléger dans sa structure.

L’Afrique du Sud aurait bien besoin qu’un de ses nouveaux ténors de la viticulture s’en empare pour mettre ce cépage en exergue et lui donner la reconnaissance qu’il mérite au niveau international. Aux dernières nouvelles, il paraitrait qu’Eben Sadie aurait l’intention de s’y atteler. Nous terminerons sur cette note encourageante.

 

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Kanonkop Black Label Pinotage 2015

Ce n’est pas simplement un grand Pinotage car c’est tout simplement un grand vin. Les raisins qui entrent dans la composition de ce vin proviennent d’un vignoble non irrigué de 67 ans à Stellebosch. Il a été élevé pendant 18 mois en barriques neuves mais le vin a absorbé la barrique sans sourcilier. On aurait pensé trouver un vin fermé mais c’est tout le contraire et il est particulièrement plaisant à déguster dès aujourd’hui mais il peut se refermer avec le temps avant de ressortir de sa coquille. La qualité de tannins qui emmaillotent les fruits noirs épicés est exceptionnelle. C’est complexe, structuré et harmonieux à la fois. Ce vin devrait être dégusté par tous ceux qui pensent que le cépage n’a rien à faire en Afrique du Sud. A 100 Euros la bouteille ce n’est pas donner mais cela vaut vraiment la peine de casser la tirelire car pas sur que le domaine puisse rééditer l’exploit car 2015 fut un millésime exceptionnel. 17.5-18/10. 14,6%. RS: 2,9 g/l. TA: 5,3 g/l. Price: 105 Euros.

 

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Rijks Cellar 888 Pinotage 2010

C’est une toute petite production de 1000 bouteilles et une sélection des meilleures barriques. Le vin a été élevé pendant 22 mois dans des barriques de chêne neuf (67%) et 33% de barriques d’un vin dont 60% de bois Français et 40% de bois Américain. Comme tous les Pinotages de Rijks, le vin est couleur d’encre, concentré, voluptueux et harmonieux. Sur des arômes et des saveurs de prunes, de mures encrassées, de cerises noires épicées et de cèdre. Les tannins sont à petits grains soyeux et lisses et le vin est racé et même s’il flirte avec l’opulence il sombre jamais dans le ‘compoté’. C’est un vin de grande classe mais qui n’atteint pas tout à fait la grandeur du Kanonkop Black label mais avec des vignes de 20 ans d’âge c’est un superbe effort. 17/10.Fiche technique non disponible. Prix : 34,5 Euros.

 

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Kanonkop Pinotage 2014

Un très beau Pinotage à la robe profonde et lumineuse et d’une très belle concentration. C’est la cuvée standard de Kanonkop, celle qui d’année en année ne dérogé jamais à la tradition de produire un vin juste à l’extraction parfaitement maitrisée, Sur les fruits noirs (cerises noires et mûres) et rouges (myrtilles et cerises). Le vin est harmonieux, les tannins lisses et les nuances épicées soulignent le fruit. C’est un style plus rustique que les Pinotages de Rijks mais c’est un joli vin. 16/20. 14,8%. RS : 3,1 g/l. TA : 5,5 g/l. Prix. 35 Euros.

 

Kanonkop Pinotage 2001

 

C’est un Pinotage a maturité et comme souvent les vins de grande densité gagnent en finesse au fil du temps et c’est certainement le cas avec ce Pinotage. Il a conservé plein d’énergie et le fruit est un peu plus sucré que les millésimes récents. 2001 est un bon millésime sans plus mais le vin n’est même pas encore renté dans ses aromes tertiaires. Cependant, je pense que des progrès importants ont été réalisés au domaine et pour moi les millésimes récents sont supérieurs. 14,5/20. 14,5%. RS : 1,9 g/l. TA : 5,3 g/l. Epuisé.

Kanonkop Pinotage 2007

Kononkop a toujours sur le marché un Pinotage avec 10 ans d’âge pour montrer aux clients l’évolution du vin sur cette période de temps. Toutes les composantes du vin sont maintenant parfaitement intégrées avec des arômes et des saveurs de fruits mûrs un peu sucrés. Le temps a allégé l’ensemble sans la détériorer. Un joli exemple de Pinotage à boire mais sans précipitation. 15/20. 14% RS : 2,3 g/l. TA : 5,3 g/l. Prix : 29 Euros.

Rijks Private Cellar Pinotage 2012

 

Un Pinotage de la gamme intermédiaire (le domaine fait 3 cuvées plus la cuvée confidentielle 888). Riche, intense et voluptueux dans le style qui caractérise le domaine. C’est le style de Rijks qui flirte avec la ligne jaune et le hors-jeu mais qui réussit à toujours rester du bon côté de la ligne. Les tannins sont bien mûrs, la barrique parfaitement intégrée et donne au vin des notes épicées en finale. 14.5/20. Prix : Fiche technique non disponible : 25 Euros.

 

Rijks Cellars Pinotage Reserve 2013

Une sélection des 20 meilleures barriques du chai et le vin a été élevé pendant 22 mois dans 67% de barriques neuve et 33% de barriques d’un vin. 60% de bois français et 40% de bois Américain. Un Pinotage luxuriant sur la mûre écrasée, la cerise noire, la prune et le mocha. C’est élégant, soyeux, harmonieux, un peu crémeux mais les tannins sont là pour maitriser l’ensemble qui finit sur des notes épicées. 16,5/20. Fiche technique non-disponible. Prix: 34 Euros.

 

Kanonkop Kadette Pinotage 2015

 

Un joli Pinotage d’entre de gamme avec toutes les caractéristiques organoleptiques du Pinotage de fruits noirs chocolatés et de jolis tannins pour enrober le tout. Quand on compare ce vins avec le ‘Cape Blend’ de Kanonkop au même niveau de qualité, il n’y a pas photo tant le Pinotage est au-dessus de l’assemblage. Le prix aussi. Un bien joli rapport qualité prix. 14,5/20. 14,5%. RS : 2,0. TA : 5,7 . Prix : 12 Euros.

 

Spiers 1962 21 Gables Pinotage 2013

Un très joli Pinotage sur la fraicheur provenant d’un vignoble situé en bord de mer dans la baie de False. Appelé ainsi pour commémorer les 21 pignons qui se trouvent sur la façade de l’édifice construit en 1962 dans un style colonial hollandais et qui sert aujourd’hui de chai.   C’est soyeux, élégants avec des tannins lisses et mûrs. Le vin est sur les fruits noirs un peu chocolaté, les épices et le cède. L’élevage judicieux en barriques hongroises et américaines usagées lui dont un surcroit de complexité. 15,5/20. 14,73%. RS : 2,1 G/L. 5,5 G/L. Prix : 27 Euros.

 

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Spioenkop Pinotage 2015

 

Un Pinotage de la région fraiche d’Elgin à quelques encablures de la mer. Avec ses 12,5% d’alcool, c’est le Pinotage le moins chargé en alcool. On s’approche des caractéristiques organoleptiques des parents du cépage mais le vin reste sur les fruits noirs un peu chocolatés du Pinotage. Certes c’est élégant mais cela manque un de fond mais les vignes sont jeunes (plantées en 2008). 13/100. Fiche technique non disponible. Price : 17,25 euros.

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Neethinghoff Owl Post Pinotage 2015

Ce Pinotage provient d’un des domaines historique de Stellenosch, aujourd’hui la propriété de Distell et lusan et ce sera le coup de cœur de ce carnet de dégustation car il est au niveau des certains meilleurs de Pinotage et il coute de 2 à 3 fois moins cher. Sur les fruits noirs, le Mocha et les épices. Il est à la fois dense mais jamais lourd, parfaitement équilibré et gourmand. A moins de 15 Euros c’est donné. 16.5/20.14%. RS : 3,3 g/l. TA : 5,5 G/L. Prix : 14,85 Euros.

 

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Beeslaar Pinotage 2015

C’est le Pinotage de Abrie Beeslaar, le vinificateur de Kanonkop depuis 2002. Le jus est beau, concentré et dense sur la prune, la cerise noire, le tabac et le cèdre.

A ce stade, le boisé est dominant et écrase un peu le vin et ce n’est pas sûr qu’il s’estompe avec le temps. Cela lui donne une finale un peu asséchante. Dommage mais sait-on jamais ! 14/20. 14,5%. Fiche technique non disponible. Prix : 32 Euros

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Beyerskloof Diesel Pinotage 2014

C’est l’un des Pinotage les plus chers de Cap. Un Pinotage vinifié de manière conventionnelle et d’une façon un peu rustique. C’est puissant, dense et concentre mais sans lourdeurs sur une palette aromatique classique du Pinotage. Le vin a bien absorbé ses 18 mois d’élevage en barriques neuves. C’est un peu austère à ce stade de développement mais il y a de la matière, du fruit et un bel élevage en barrique pour un faire une belle buteillle mais dans quelques années que l’ensemble se sera un peu assagi. 16/10. 15%/ RS : 3.0 g/l. TA :6,0 g/l. Prix : 41.50 Euros.

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Beyerskloof Pinotage 2012

Ce 100% Pinotage provident de vignes taillées en gobelet et d’âge variant entre 15 et 20 ans d’âge. En dépit de ses 14,60% d’alcool, le vin n’est pas lourd et le jus possède une belle élégance. C’est vinifié dans un style classique sur des aromes de fruits noirs et de prunes et de cèdre. Il existe cependant une asymétrie notable entre la maturité physiologique et la maturité alcoolique qui donne au vin une pointe de verdeur qui le pénalise. 14/20. 13,68%. RS : 1,82 g/l TA : 5,12 g/l. Price : 21 Euros.

DeWaal Pinotage Top of the Hill 2014

Un 100% Pinotage dont les raisins proviennent d’un vignoble âgé de 66 ans sur un versant nord graveleux et limoneux. C’est un vin de classe internationale sur les fruits noirs, mûre et cerise avec des notes épicées qui se poursuit avec des notes chocolatées au fur et à mesure que le vin s’ouvre dans le verre. I ‘ensemble est équilibré, harmonieux et le tout à seulement 13,5% d’alcool. Un très bel exemple de Pinotage même si on est sur un style traditionnel de vinification. 16,5-17/10. 13,5%. RS : 1,5 g/l. TA : 5,6 g/l Prix : 41,4 Euros.

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L’ Avenir Pinotage Single Block 2014

 

Un autre vin de classe internationale fait á partir d’un vignoble sur coteau non irrigué de 1,3 hectare planté en 1985 et 2007 et qui se situe à 20 kilomètres de la mer. C’est scintillant, juteux sur les fruits noirs un peu épicés avec des notes de mocha et de prune. Il supporte aisément ses 14% d’alcool et ne montre aucun signe de lourdeur. L’élevage a été effectué sans bois neuf et souligne judicieusement la palette aromatique. 16.5/20.  14%. RS: 3,4 g/l . TA: 6 g/l. Prix: 26,75 Euros

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Diemersfontein Carpe Diem Pinotage 2014

 

Un Pinotage juteux et gourmand fait avec des raisins d’un vignoble d’une dizaine d’années dans la région de Wellington. Il lui manque un peu d’amplitude pour jouer dans la cour des grands mais à 7 tonnes par hectare les rendements sont peut-être aussi un peu élevés. Le vin est harmonieux, avec une jolie palette de fruits noirs. Un excellent Pinotage pour découvrir le cépage. A suivre car quand le vignes seront plus âgées ce sera un candidat sérieux pour les médailles et les accolades. 14,5-15/20. 14%. RS: 3,2 g/l TA: 5,4 g/l. Prix: 13,75 Euros

 

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Kaapzicht Pinotage 2015

Un Pinotage dont les raisins proviennent d’un vignoble d’une vingtaine d’années non irrigué et aux rendements limités (4,2 T par hectare). Un très bel exemple de Pinotage et de ce que le cépage peut produire avec des producteurs tournés vers la qualité. Arômes et saveurs de fruits sauvages, de fumé et d’épices. La palette aromatique est soulignée par un bel élevage de 24 mois en barrique dont 30% de bois neuf. 16/20. 15.5-16/20.  14.53 %. RS : 2,4 g/l/ TA : 5,9 g/l. 23 Euros.

 

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Simonsig Redhill Pinotage 2013

 

Mis sur le marché en 1970, ce 100% Pinotage provident d’un terroir sur coteau a forte proportion d’oxyde de fer d’où son nom Redhill. En goûtant ce vin j’ai pensé d’abord à un décalage entre la maturité phénolique et alcoolique. En lisant la fiche technique, le moût a été fermenté en partie en cuve de fermentation avec de rotofermenteurs ce qui explique le caractère un peu grossier du vin. C’est dommage car il y a une belle concentration de jus sur les fruits noirs chocolatés mais avec un trame ‘séveuse’ un peu dépaissance. 13/20. 14,4%. RS : 2,5. TA : 5,1. Prix : 18,95.

 

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